La Statue de la Liberté ou la Liberté éclairant le monde…

By / 19th octobre, 2016 / Artistes / No Comments

statue-socle

La Statue de la Liberté, cette grande statue de presque 50 mètres de haut qui accueille les transatlantiques à l’entrée du port de New-York n’est pas seulement une oeuvre d’Art colossale et un exploit technique qui a exigé des années de travail. Elle est surtout un symbole de l’amitié franco-américaine, de la fraternité entre les peuples et de la paix universelle.

« La Statue de la Liberté », « Miss Liberty » ou encore « Lady Liberty »… dont le nom officiel est « La Liberté éclairant le monde » a été inaugurée le 28 octobre 1886

En cuivre, fer (acier aujourd’hui) et béton pour le socle, elle mesure 93m (socle compris), pèse 254 tonnes et se situe sur Liberty Island (anciennement appelée  île de Bedloe)

L’idée d’offrir ce cadeau à nos amis américains, ce sont Edouard Laboulaye et Frédéric Auguste Bartholdi qui l’ont eue. Le 1er enseigne le droit, le second est sculpteur. Tous deux croient profondément aux idéaux de la république. Tous deux rêvent d’un monde où la paix ragerait et où le procès améliorerait la vie des hommes.

Hélas la France est en piteux état après la guerre de 1870 contre la Prusse. Ils décident donc d’accomplir un geste symbolique pour renforcer les liens avec les Etats-Unis pour la célébration du centenaire de leur Indépendance le 4 juillet 1876 car la France est bine celle qui a fait triompher les droits de l’homme et a aidé les Américains à conquérir leur indépendance.

Ce geste sera une oeuvre d’art incomparable, quelque chose d’immense, d’unique, d’exaltant : une statue représentant la liberté…

Bartholdi est un sculpteur qui voir grand, fasciné par les monuments gigantesques, qu’il a découverts lors de ses voyages au Moyen-orient, au Yémen et bien entendu en Egypte. Il avait conçu un phare gigantesque destiné à l’entrée du Canal de Suez qui ne sera jamais construit. En 1880, il achève Le Lion de Belfort, statue monumentale de 22m de long et 11m de haut symbolisant la résistance de la ville contre les Prussiens en 1870.

Mais avec la Statue de la Liberté, Bartholdi accomplit son rêve de marquer l’Histoire.

Le sculpteur se met au travail et crée un modèle réduit en terre cuit, mais du rêve à la réalité il y a un grand pas, et pour commence, le monument va couter horriblement cher même si il est convenu que la France offre la statue et que les Etats-Unis construisent le socle.

Edouard Labourage et Frédéric Auguste Bartholdi fondent une association, l’Union franco-américaine, dont la principale mission est de recueillir de l’argent auprès du public (le crowdfunding de l’époque…). Pour récolter davantage, ils organisent des spectacles, concerts, loterie, vendent les droits de reproductions pour les « réclames » des industriels et commerçants.

A la fin de l’été 1876, Bartholdi se rend aux Etats-Unis, à l’Exposition universelle de Philadelphie pour montrer une partie de son oeuvre – le bras tenant la torche – et à son arrivée en bateau, les Américains sont stupéfaits, ils ne s’attendaient pas à une réalisation aussi prodigieuse de la part d’une pays aussi petit que la France! Ensuite l’exposition universelle de 1878 à Paris pour montrer le visage de sa Liberté qui a recueilli aussi un énorme succès lorsqu’elle apparaît dans l’ouverture de l’Arc de Triomphe sous les chants de la Marseillaise reprise en choeur par l’assemblée…

Pour la colonne vertébrale de la Statue de la Liberté, Bartholdi penses à un homme, il s’appelle Gustave Eiffel. Solidité et souplesse ainsi que résistance au froid seront apportées par un seul matériau : le fer. Plus de 130 ans après, elle a en effet bien résisté!

Construite et montée à Paris, La Statue de la Liberté atteint les plus hauts immeubles, les dépasse, surplombe Paris…

Durant l’été 1884, la Statue de la Liberté achevée se livre toute entière à l’admiration des Parisiens. Le grand départ est prévu pour le printemps 1885. Or les Américains n’ont pas encore réussi à rassembler l’argent nécessaire à l’édification de son socle sur l’Ile de Bedloe, qui a servi de base militaire et où il y a déjà une sorte d’étoile à onze branches en granit et où le socle pourra être érigé.

Pour faire traverser l’Océan à cette géante, on doit la découper en morceaux et numéroter chaque pièce (plus de 300!), emballées dans 214 caisses, transportées pour la Gare St Lazare d’où un train spécial de 70 wagons les conduits à Rouen. Les 214 caisses de pièces, plus les 36 caisses de rivets, rondelles et boulons pesant 250 tonnes, sont chargées à bord de la frégate Isère, ornée du drapeau tricolore et de la bannière étoilée.

fregate-caisses

Quatre semaines plus tard, le 20 juin 2885, le navire, la statue et son sculpteur sont acclamés triomphalement dans le port de New-York.

Mais il manque encore 100 00 dollars pour construire le socle et c’est alors que Joseph Pulitzer, le patron du quotidien The New-York World a eu l’idée géniale publier un article critiquant sévèrement le manque de générosité des riches. Aussitôt les chèques arrivent de tous les côtés!

1885 --- Original caption: 1885-"Let the advertising agents take charge of the Bartholdi business, and the money will be raised without delay." Photo shows advertising hung all-over the Bartholdi-built Statue of Liberty. --- Image by © Corbis

Au printemps 1886, le piédestal est terminé et il faudra encore 4 mois pour parvenir à mettre le « squelette » debout sur son socle et le 12 juillet on peut poser les premières plaques de cuivre par dessus l’armature métallique, pour former la peau, la robe et le visage de cette grande dame.

construction-du-haut

Le 28 octobre 1886 est le triomphe de la Statue de la Liberté et de Bartholdi.

La foule est tellement dense qu’on se demande comment le pont de Brooklyn ne s’effondre pas! La Marseillaise est joué en l’honneur des Français et en l’honneur de la liberté qui est née en France à l’époque de la Révolution. le défilé dure 3 heures sous la pluie mais dans l’enthousiasme. Quand le voile recouvrant la statue vient de tomber, les coups de canon retentissent, c’est un triomphe incroyable. Bartholdi est très ému. Il rêvait de ce moment depuis plus de quinze ans et il pense à son mai Edouard Labourage, mort trois ans auparavant, avec qui il aurait aimé partagé ce moment historique : La Liberté éclairant le monde…

La Statue de la Liberté c’est :

  • la Torche : recouverte de feuilles d’or, symbolisant les Lumières du XVIIIème siècle, c’est à dire la connaissance et la civilisation
  • la Tête : « Miss Liberty » a la grosse tête, 3,05m de margeur, 5,26m de longueur et elle est tournée vers l’Europe. les 7 pointes de la couronne symbolisent les 7 continents ou les sept océans…
  • le Corps : 300 plaques de cuivre reliées par des rivets formant une toge à la mode antique couvrant l’armature en fer réalisée par Gustave Eiffel.
  • la Main gauche : la tablette représente la loi et le droit. Elle porte en chiffres romains la date du 4 juillet 1776, jour de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis.
  • les Pieds : les chaînes brisées à ses pieds symbolisent l’abolition de l’esclavage. sur une plaque de bronze, on lit un poème dédié aux immigrants.
  • le Socle : 46,90m de haut et lourd  de 24 000t, il abrite le musée et on peut y découvrir l’intérieur de la statue grâce à un plafond de verre.

L’oeuvre de Bartholdi a été beaucoup copiée… mais jamais égalée! La plupart des répliques sont 16 fois moins grande que l’original. Il en existe au moins 24 dans le monde. A Paris, on en voit une sur l’île des Cygnes, sculptée par Bartholdi, et une au jardin du Luxembourg. Il y en a aussi à Poitiers, à Bordeaux, en Espagne, au Japon (à Hiroshima), en Autriche, en Allemagne…

La statue fait partie des National Historic Landmarks depuis le  et de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984

 

 

 

 

 


Leave a Comment